Les incidents et affrontements à la frontière d’Israël et la bande de Gaza sont récurrents : la « marche du retour » a déjà fait plus de 137 morts depuis le 30 mars. L’ambassadeur du Qatar à Gaza, Mohammed Al-Emadi a révélé l’existence de discussions indirectes entre Israël et le Hamas
Hier soir Mohammed Al-Emadi, ambassadeur Qatari à Gaza, a confirmé l’existence de discussions indirectes entre Israël et l’organisation terroriste Hamas.
L’objectif, a-t-il dit, est de mettre un terme à la crise humanitaire qui a lieu dans la bande de Gaza.
« L’administration américaine est au courant de ces discussions » a affirmé l’ambassadeur Qatari à l’agence de presse chinoise Xinhua.
Son pays étant le plus gros donateur du comité pour la reconstruction de Gaza, et étant très respecté par Israël, les Etats-Unis et le Hamas, Al-Emadi se pose en intermédiaire de choix pour ces discussions.
« Nous avons demandé aux Israéliens, et aux Américains de lever le blocus de la bande de Gaza, et nous avons insisté sur ce point. Nous y travaillons mais nous ne sommes pas encore arrivés à un résultat", a expliqué Al-Emadi
Une accalmie permettrait, par ailleurs de créer les conditions nécessaires aux Etats-Unis pour leur plan de paix.
Plan de paix dont on ne sait toujours rien jusqu’à maintenant, hormis que les pays arabes du golfe seront sollicités pour financer des projets économiques dans la bande de Gaza. Projets comme des usines de désalinisation de l’eau de mer et des centrales électriques pour améliorer la qualité de vie des gazaouïs.
On se souvient que, la semaine dernière, le ministre Israélien de la Défense, Avigdor Lieberman avait conclu un plan pour construire une plateforme navale à Chypre de manière à améliorer la qualité de vie dans la bande de Gaza. Déjà à l’époque, il parlait d’un échange : aide économique contre restitution par le Hamas des corps des soldats Hadar Goldin et Oron Shaul, tués en 2014.
Daniel Jacomella